Purée.

Purée. Long time no see.

3 ans. ça fait 3 ans qu’on n’a pas eu le plaisir de vous écrire. Et là, rien qu’à l’idée d’être avec vous en ce moment-même, c’est jouissif. Vous nous avez manqué. Follement. Deux déménagements plus tard, un merveilleux (pas de Fred hein), un mariage qui se dessine et des projets qui fourmillent, we’re back. Retour aux sources. Bon, faudra être indulgent hein, on a encore quelques réglages à peaufiner.

Et sinon, vous êtes plutôt purée de pomme de terre ou de patate douce ? Non parce que c’est hyper important de savoir. Et quand on passe de deux à trois, on a plutôt intérêt à savoir dans quel team on se situe. Surtout quand il y a une chance sur deux qu’elle finisse par terre. La purée hein, pas la team.

En fait, quand on y pense, tout ça c’est un peu comme une purée maison. Il nous aura fallu tout ce temps pour trouver la bonne variété de pommes de terre. Pas trop ferme, pas trop tendre, fondante à souhait, charnue, goûtue, mais surtout pointue. Tout ce temps pour frotter, rincer, dénicher l’économe, éplucher, arroser, couper. Le grand plongeon dans l’eau bouillonnante − vous aussi votre cuit-vapeur vous a lâché ? − Sans se brûler, ce n’est pas chose aisée. Cuisson lente, parce qu’on aime bien prendre notre temps. En vrai, on court partout, tout le temps, mais s’il y a bien une chose avec laquelle on rigole pas, c’est la bouffe. Celle qui mijote, celle qui mitonne, celle que l’on hume, que l’on dévore des yeux à la minute-même où on la croise, celle qui nous transporte, celle qui nous rassemble. Celle-là même. Vient le temps d’écraser, presser, piler, réduire en miettes. Armé de notre plus belle cuillère en bois brut, on mélange avec juste le lait (non, il n’a pas de prénom), on balance le beurre salé, on lésine pas surtout, on donne tout, jusqu’à former une belle boule, uniforme, homogène, toussa toussa. Et là, quand on la tient, avant même de la goûter, on se rend compte qu’on a oublié la noix de muscade. Fichtre, on savait bien qu’on avait oublié un truc. Alors on y retourne, on prend sa râpe, on râpe mais pas trop, faut que ce soit subtil, c’est pour la touche finale hein. Et là on goûte. On agrémente, on poivre et sel − avec modération (bon on vous avoue qu’on sait toujours pas qui c’est) − on regoûte. Ça y est, on la tient. Enfin. On la sert immédiatement, sinon après ça refroidit, c’est moins bon, ça devient tout plat. Aller, on passe à table.

Un jour, quelqu’un nous a dit que certaines fleurs pouvaient mettre du temps à trouver leur printemps. On peut vous le dire maintenant. On le tient. Cheers !

Purée mais merveilleusement vôtre,

Votre dévoué Bonjour Albert

2 commentaires sur « Purée. »

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